Architecture contemporaine de Lot-et-Garonne

Panorama 20e & 21e siècles - Lot-et-Garonne

Fiche

Passerelle sur la Garonne

Construction publique

Commune

Le Passage d'Agen(47520)

Adresse

Rue de la Garonne

Maître(s) d'œuvre

Brassié Stéphane, architecte Entreprise Freyssinet EEG Simecsol

Maître d'ouvrage

Agglomération d’Agen

Année de livraison

2002

Période de réalisation

Depuis 2000

Surface

765 m2

Mots-clés

ouvrage d'art

La passerelle suspendue vue depuis l'esplanade du Gravier à Agen © CAUE 47

1/5

La passerelle suspendue vue depuis la place de la République au Passage d'Agen © CAUE 47

2/5

Le platelage bois de la passerelle est réalisé en lames de bois exotique d’Azobé © CAU E47

3/5

Un traitement particulier est apporté aux tubes des pylônes qui sont insérés partiellement dans une cage métallique © CAUE 47

4/5

L’édification d’un mur sur le linéaire de la voie sur berge a été l’occasion d’une mise en valeur générale de l’esplanade du Gravier © CAUE 47

5/5

Le projet porté par l Agglomération d’Agen a consisté à sécuriser un ancien ouvrage de franchissement piétonnier de la Garonne, qui datait du 19° siècle. Cette rénovation a été réalisée dans le cadre d’un montage conception-réalisation, associant le cabinet Brassié architecte et l’entreprise de construction d’ouvrages d’art Freyssinet. La passerelle suspendue sur la Garonne relie les communes d'Agen et du Passage d'Agen. 

 

En savoir +

L’ouvrage initial a été construit en 1839 par les entrepreneurs Berdoly et Dupuy qui devaient en assurer la concession pendant 20 ans. Il se comportait comme un pont suspendu à trois travées. Fonctionnellement, sur ce type de pont, les charges d’exploitation (piétons, véhicules, cycles…) s’appliquent sur un élément horizontal appelé tablier. Les efforts du tablier sont repris par des suspentes verticales accrochées aux câbles porteurs. Ceux-ci sont fixés à leurs extrémités à des massifs d’ancrage et s’appuient au sommet des pylônes. L’ouvrage s’est écroulé en faisant 8 morts. Il a été reconstruit en 1841 puis restauré en 1861.

Après différentes campagnes d’entretien, c’est en 1936 qu’il subit des transformations importantes (ingénieur Arnodin). Il a ensuite été allongé en 1969 par rajout d’une travée accrochée aux câbles de retenue rive gauche puis en 1981 par une travée supplémentaire côté commune du Passage. Cette travée fait partie de l’ensemble mais est totalement indépendante de la partie suspendue.

La rénovation réalisée dans le cadre d’un montage conception-réalisation, associant le cabinet d’architecte Brassié et l’entreprise Freyssinet,modifie de manière significative la silhouette de la passerelle suspendue. Le parti structurel consiste à reprendre le haubanage à partir de pylônes uniques en métal, en remplacement des doubles pylônes existants, sans toutefois modifier les piles maçonnées. Un traitement particulier est apporté aux tubes des pylônes qui sont insérés partiellement dans une cage métallique. Cet artifice contribue à diminuer leur hauteur par une graduation de matières, associant les maçonneries du socle. 

Le platelage bois de la passerelle est réalisé en lames de bois exotique d’Azobé. Le garde-corps métallique est composé d’un barreaudage traditionnel issu des modèles du commerce et une lisse tubulaire, qui est reprise sur les supports extérieurs du platelage. La platine où viennent se fixer les câbles reçoit un balisage lumineux de teinte bleu-vert, ce qui contribue à créer un repère nocturne dans le paysage urbain.

La réhabilitation de cet ouvrage s’est inscrite dans un projet plus vaste de mise en œuvre d’une protection contre les crues de la Garonne de 1930 ; celle-ci a nécessité l’édification d’un mur sur le linéaire de la voie sur berge, qui a fait l’objet d’un traitement architectonique, et a été l’occasion d’une mise en valeur générale de l’esplanade du Gravier (gradins, plantations, escalier, mise en lumière…).