Architecture contemporaine de Lot-et-Garonne

Panorama 20e & 21e siècles - Lot-et-Garonne

Fiche

Maison de santé du canconnais

Construction publique

Commune

Cancon (47290)

Adresse

Rue de la Briotte

Maître(s) d'œuvre

Valérie AUROUX, architecte mandataire Nathalie DESTOC, architecte co-traitant Josian VIE, architecte co-traitant

Maître d'ouvrage

Communauté de communes Bastides en Haut Agenais Périgord

Année de livraison

2018

Période de réalisation

Depuis 2000

Surface

507 m2

L’édifice développe un volume parallélépipédique, long et étroit qui se réfère à celui des séchoirs à tabac. © V.Auroux

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Un escalier d’accès est dissimulé derrière un mur maçonné en pierre calcaire. © V.Auroux

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Plan du rez-de-chaussée © V.Auroux

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Vue intérieure © V.Auroux

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Vue intérieure © V.Auroux

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La distribution des bureaux et des salles d’attente s’organise selon une ligne qui épouse la plus grande longueur du bâtiment © V.Auroux

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Antenne du pôle de santé pluridisciplinaire de Monflanquin, la maison de santé pluriprofessionnelle représente un exemple de réinterprétation de séchoir à tabac, bâtiment agricole traditionnel de Lot-et-Garonne.Installée en cœur du bourg de Cancon, elle participe au rayonnement du quartier bas où se situent déjà les services publics de la mairie, des écoles, la salle des fêtes et la halle de marché récemment rénovée.
 

En savoir +

Le long de la rue de la Briotte fortement en pente, la maison de santé est implantée parallèlement à une courbe de niveau. L’équipement public juxtapose une maison de village existante restructurée et un nouveau volume construit dans la continuité.

Cette situation topographique permet :
-    à l’extrémité nord, d’exploiter le second niveau de la maison ancienne;
-    à l’autre extrémité sud, d’aménager une vaste terrasse, sur laquelle donne accès une issue de secours.

La liaison entre le nouveau bâtiment et l'ancien est assurée par un volume en toiture- terrasse, situé à l’arrière et dont la hauteur est plus basse que celui du grand volume. Cette partie en toiture terrasse permet de gérer la limite séparative avec la propriété voisine, au moyen d’un mur qui limite l'impact de la hauteur au faitage du bâtiment sur la parcelle riveraine.

Reprenant les références du bâti agricole vernaculaire, en particulier du séchoir à tabac, le nouvel édifice offre un volume parallélépipédique, long et étroit.Il présente des façades, revêtues d’un bardage bois, de couleur sombre, dont les planches sont de largeur variable ; elles sont percées d’ouvertures verticales sur toute leur hauteur. Par contraste, les 2 escaliers d’accès se dissimulent derrière des murs maçonnés en pierre calcaire.La forte pente de la rue permet toutefois un accès à l’entrée principale à niveau du trottoir côté nord. De même, toujours pour répondre aux besoins d’accessibilités des personnes à mobilité réduite (PMR), le niveau de plancher de la nouvelle construction correspond à celui de la maison ancienne.

A l’intérieur du bâtiment, l’étroitesse de la parcelle a conduit l’architecte à proposer une distribution des bureaux et salles d’attente selon une ligne qui épouse la plus grande longueur. Le parcours des patients est rythmé par les dilatations que génèrent les salles d’attente des cabinets des différents professionnels de santé.Le programme intègre les locaux nécessaires à l’activité potentielle de :3 médecins, 2 dentistes, 2 infirmières et 1 kinésithérapeute, ainsi que des espaces mis en commun (local technique, détente, sanitaires).

Pour accueillir stagiaires et internes, l’étage de la maison, accessible depuis l’extérieur, de manière indépendante par un escalier, est réservé à un appartement avec 2 chambres.

Par sa matérialité et sa volumétrie, la maison de santé présente une architecture clairement identifiable dans le bourg ancien de Cancon et constitue désormais un véritable repère dans le quartier bas.