Architecture contemporaine de Lot-et-Garonne

Panorama 20e & 21e siècles - Lot-et-Garonne

Fiche

Pôle de santé

Construction publique

Commune

Monflanquin (47150)

Adresse

Place du 8 mai 1945

Maître(s) d'œuvre

Agence GGR, architectes mandataires Valérie AUROUX, architecte associée Nicolas SAN, architecte associé Jean-Michel SAGOLS, paysagiste

Maître d'ouvrage

Communauté de communes Bastides en Haut Agenais Périgord

Année de livraison

2016

Période de réalisation

Depuis 2000

Surface

1536 m2

Le rez-de-chaussée haut du bâtiment © LSD

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Un large auvent signale d'entrée publique © LSD

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Surélevé sur un socle de galets bruns, le auvent marquant l’entrée est habillé de clins de bois à claire voie © LSD

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Le projet combine les caractéristiques de l’architecture moderne de l’école (rythme et composition) et des éléments contemporains qui réinterprètent eux-mêmes le bâti traditionnel (clins de bois et béton de pierre banchée). © LSD

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Sur ce socle massif, le rythme des percements en meurtrières répond à celui des ouvertures créées au niveau du rez-de-chaussée haut dans l’enveloppe de bois © V.Auroux

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Plan masse © V.Auroux

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Plan du rez-de-chaussée haut © V.Auroux

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Plan du rez-de-chaussée bas © V.Auroux

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Au cœur de la Bastide de Monflanquin, le pôle de santé pluridisciplinaire représente un exemple de recyclage d’une ancienne école élémentaire en pôle tertiaire. Sur un socle en maçonnerie de pierres calcaire banchées, le projet combine la restauration minimaliste d’un bâtiment des années 50 à une extension neuve qui affirme tout en douceur sa contemporanéité dans la continuité du bâti existant.

En savoir +

A l’issue d’une remise de prestations proposée par le CAUE de Lot-et-Garonne en 2012, la commune de Monflanquin et la communauté de communes de Bastides en Haut Agenais Périgord ont sélectionné une équipe de maîtrise d’œuvre qui a recyclé un bâtiment des années 50 et proposé une extension contemporaine.

Le bâtiment accueille un programme de bureaux destiné à une équipe pluridisciplinaire de santé et deux associations (ADMR : Aide à  Domicile en Milieu Rural et EMPR : Equipe Mixte Psycho Rééducative).Etagé sur la pente, le bâtiment se décompose en deux parties. Un rez-de-chaussée haut où se trouvent des cabinets médicaux (médecins, podologue, dentiste...), ces professionnels mutualisent un secrétariat, et des espaces (salles d’attente,  de réunion...). Un rez-de-chaussée bas adossé à la pente, où sont hébergés les locaux des associations et des bureaux mutualisés.

A partir du volume parallélépipédique de l’école des années 50 (en forme de U) , le parti architectural introduit un nouvel élément, composé de 2 volumes rectangulaires qui construisent un L. Le 1er volume neuf, en rez-de-chaussée haut, d’emprise 30 m X 9 m, signale l’entrée publique, par un large auvent. Surélevé sur un socle de galets bruns, cet édifice est comme suspendu à quelques centimètres du sol. Son habillage de liteaux de bois se retourne sur la toiture-terrasse, ce qui accentue ainsi cette impression de légèreté et son image de « boîte ». Le 2nd volume neuf, sur 2 niveaux, de 31 x 10 mètres, assure, quant à lui, la jonction entre les 2 étages en intégrant l’escalier intérieur.

Les bureaux et salles d’attente, du rez-de-chaussée haut, s’organisent autour d’un patio étroit et long de 4 mètres sur 13, planté d’un seul arbre. Tous les locaux baignent dans une ambiance douce de lumière naturelle.  

Une triple circulation une en façade sur l’esplanade, une seconde en retour et une troisième située plus à l’intérieur du bâtiment facilite les cheminements et individualise les parcours des professionnels de santé au sein de ce large bâtiment. Les façades du bâtiment des années 50 filtrent ainsi les apports solaires dans les couloirs, qui servent d’espace tampon sur le plan thermique.

Le rez-de-chaussée bas s’inscrit dans la continuité du bâtiment existant mais a nécessité pour son édification l’excavation d’une partie des terres correspondant à la cour de l’ancienne école élémentaire. Dans la partie encastrée à la pente, l’éclairement de quelques bureaux est ainsi assuré par les fenêtres de toit captant le soleil depuis le patio supérieur.

Tout en étant raccordé au niveau supérieur par un escalier, ce rez-de-chaussée bas est accessible depuis un sas, à niveau du terrain naturel.Un habillage en béton de pierres calcaires banchées affirme fortement sa matérialité. Sur ce socle massif, le rythme des percements en meurtrières répond à celui des ouvertures créées au niveau du rez-de-chaussée haut dans l’enveloppe de bois.

L’intervention architecturale modernise la façade du rez-de-chaussée haut par la pose de clins de bois à claire-voie et à espacements identiques en douglas. Reprenant un motif de l’auvent d’entrée, ce détail de traitement manifeste l’unité du projet architectural et brouille délibérément la distinction entre bâti ancien et les extensions modernes.

Le projet architectural combine ainsi avec subtilité les atouts d’une architecture moderne (rythme et composition) et des éléments contemporains qui réinterprètent eux-mêmes le bâti traditionnel (clins de bois et béton de pierre banchée).